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28/05/2010
Attacks on Civilians in Eastern Congo


A report alleging that government troops summarily executed fifty civilians in early April in fighting around Mbandaka, the capital of the Democratic Republic of Congo's northwestern Équateur


28/05/2010
UN experts say Congo rebels are illegally imposing taxes and receiving international support


UNITED NATIONS (AP) — Rebel groups in eastern Congo are illegally imposing taxes on trucks and pedestrians and receiving local, regional and international support in violation of U.N. sanctions, U.N. experts said Thursday.



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Barack Hussein Obama
Par: Joël Lévy Date: 05/11/2008 Type: Editorial Vu: 4062 fois


  
Un Africain-américain à la Maison Blanche

Barack Obama gagne haut la main la joute présidentielle [i] et devient le 44e président des états-Unis d’Amérique [ii]

 

Un Africain-américain à la Maison Blanche

 

« Le vingt et unième siècle arrivera vraiment lorsque la couleur de la peau ne sera plus une question d’importance, cette ligne de couleur qui a toujours tout conditionné. » William Edward Burghardt [W.E.B.] Du Bois (1868-1963), auteur-écrivain, historien et sociologue, théoricien de l’émancipation des Peuples noirs et concepteur idéologique du Panafricanisme [iii] .

 

Par Joël Lévy

 

Le sénateur démocrate de l’Illinois, Barack Hussein Obama, dont le père est, en réalité, originaire du Kenya (Afrique de l’Est), plus précisément de l’ethnie luo, remporte haut la main l’élection présidentielle américaine de 2008. Cette grande victoire intervenant en pleine annonce du décès de sa grand-mère qui l’a élevé à Hawaï, est acquise aux dépens du redoutable sénateur républicain de l’Arizona John McCain, dit « le franc-tireur ». Héros incontesté de la guerre du Vietnam, ce vieux routier de la politique américaine est très connu pour son grand esprit d’indépendance.

 

Le gain de Obama intervient effectivement après vingt et un mois de campagne électorale, d’ailleurs, ponctuée de primaires et caucus qui ont indubitablement passionné le Peuple américain, ainsi que la Planète entière, avec la présence non moins remarquable dans le camp démocrate, de l’ex-première dame des états-Unis d’Amérique, la sénatrice de New York Hillary Rodham Clinton. Celui-ci intervient, surtout, après une longue et éprouvante campagne sensiblement marquée par tous les coups bas possibles permis par la nature spectaculaire de la démocratie made in USA. Force est d’admettre que la publicité négative pour discréditer l’adversaire le plus en vue voire le concurrent le mieux placé pour remporter la joute présidentielle a été naturellement, avec son cortège de faussetés et de contrevérités, au cœur de cette élection. Il convient de souligner que le sénateur John McCain, tout comme la sénatrice Hillary Rodham Clinton lors des primaires et caucus d'avant juin 2008, a exactement usé de mêmes stratégies de dénigrement à l'égard du sénateur Barack Hussein Obama. À quelques égards, celles-ci ont semblé malheureusement friser on ne peut plus le racisme et la diabolisation gratuite. Comme quoi la fin justifie toujours les moyens dans ce genre d'exercice ou d'opération électorale...

 

Par ses nombreux enjeux fondamentaux, cette campagne présidentielle restera dans l’histoire américaine comme la plus chère en termes de mobilisation et de dépenses de fonds, corroborant ainsi que « l’argent est le nerf de la guerre ». En effet, les fonds recueillis par les deux candidats finalistes afin d’obtenir les suffrages populaires de leurs Concitoyens ont dépassé le milliard de dollars US. Plus de six cents millions pour le candidat africain-américain et plus trois cents millions, c’est-à-dire moins du double pour son concurrent républicain.

 

Cette élection présidentielle entre également dans l’histoire du Pays parce que l’un des prétendants à la Maison-Blanche est pour la première fois un Africain-américain (Barack Hussein Obama). Aussi entre-t-elle dans l’histoire nationale dans la mesure où les Américains avaient la possibilité d’élire pour la première fois une femme au poste de vice-présidente, en l’occurrence Sarah Palin, de surcroît excentrique gouverneur de l’Alaska [iv] . Ces « dimensions » sociologiques entraînent logiquement voire forcément que le taux de participation populaire atteigne des sommets jamais inégalés lors de la tenue d’une telle joute [v] .

 

Le sénateur de l’Illinois Barack Hussein Obama doit sa victoire électorale à son charisme légendaire. En effet, son dynamisme et sa verve oratoire, sa force de caractère et de conviction, sa volonté et sa détermination, sa puissance de persuasion ainsi que sa vision nationale sur le changement lui ont assurément permis de séduire des larges pans de l’électorat avide de changement. En cela, il s’agit très certainement d’une grande victoire personnelle dans la mesure où le Peuple américain maintes fois abusé et désabusé par ses dirigeants fédéraux s’est vraiment largement et fortement reconnu en lui [vi] .

 

C’est également une grande victoire du Parti démocrate, dit « Parti de l’Âne », dans la mesure où toute sa stratégie de campagne électorale associant son concurrent républicain John McCain aux politiques mensongères, impopulaires et même destructrices du président républicain sortant George Walker Bush Jr a très bien fonctionné. Ceci au point que l’adversaire républicain de Barack Obama a été nettement incapable de se départir complètement de cette image collaborationniste. Cela est d’autant plus vrai que le vétéran John McCain a voté, en tant que sénateur républicain de l’Arizona, 95 % des projets de loi initiés par le locataire de la Maison Blanche. Y compris la sale et inutile guerre d’Irak. À cet effet, ce dernier ne pouvait aucunement incarner le mouvement voire le discours politique du changement très en vogue au Pays [vii] . Tout compte fait, il s’agit d’un vote sanction. Par conséquent, l’élection de Barack Obama en qualité de quarante-quatrième président des états-Unis d’Amérique se veut un référendum sur le mandat républicain de W.

 

Une chose est vraiment sûre et certaine, l’âge a beaucoup joué en défaveur du sénateur John McCain. Ce vétéran de la guerre du Vietnam est âgé de 72 ans. Ce qui aurait effectivement fait de lui le président le plus âgé de l’histoire du Pays. À cet égard, le Peuple américain n’a pas oublié les trous de mémoire qui affectaient la présidence du républicain Ronald Wilson Reagan probablement atteint de la maladie d’Alzheimer. Ceci revient à dire que « l’âgisme » en tant que facteur sociologique a eu un impact réel dans cette élection présidentielle dont la passion a mobilisé les Jeunes votants. Il a très nettement conditionné le choix des électeurs. Ces derniers craignaient bien entendu d’élire un président ayant antérieurement contracté un « cancer » malin [viii] , incapable d’achever son mandat puisque emporté par la maladie et très rapidement remplacé par une colistière sans expérience et sans leadership, sans vision et sans personnalité politique, sans consistance et sans prestance politique [ix] .

 

Un autre facteur qui a naturellement joué en défaveur de John McCain est sans aucun doute le peu de sympathie qu’éprouvent les partisans conservateurs à son endroit. Ce qui fait que le sénateur de l’Arizona est à vrai dire le mal-aimé des républicains. D’ailleurs, dès la proclamation de sa victoire aux primaires dans le camp du Parti de l’éléphant, bon nombre de leaders républicains lui ont contesté sa qualité et son statut de vrai conservateur. En commençant par ses propres concurrents à la course à la candidature républicaine : le milliardaire mormon et ancien gouverneur de Massachusetts Mitt Romney qui représente les milieux d’affaires soutenant financièrement le Parti, l’ancien gouverneur de l’Arkansas ou le pasteur baptiste Mike Huckabee qui incarne idéologiquement la droite religieuse ou le courant du renouveau chrétien (les fameux Born Again Christian).

 

Cependant, le net dévolu de John McCain sur le gouverneur ultra-conservateur de l’Alaska Sarah Palin pour le poste stratégique de Vice-président aux dépens du richissime Mitt Romney et du prêcheur Mike Huckabee pour affronter le vétéran démocrate Joseph (Jo) Biden, membre de la puissante commission des affaires étrangères du Sénat [x] , ne l’a pas véritablement aidé non plus bien que celui-ci eût espéré engranger toutes les voix de l’électorat féminin démocrate déçu par l’absence d’un ticket de rêve démocrate Barack Obama-Hillary Clinton pour la conquête de la Maison Blanche. Force de relever que le choix de Mme Palin dont la personnalité est très colorée, est devenu au fil de la campagne un boulet de canon contre le vétéran McCain. Il est certainement devenu une épine dans le pied de la campagne électorale du héros de la guerre du Vietnam à cause de sa méconnaissance totale des dossiers importants et d’une succession de gaffes. En dépit de plusieurs critiques acerbes fusant de toutes parts, entre autres de l’ancien président de la Chambre des Représentants, le très « populiste » Newt Gingrich de Georgie qui se positionne déjà comme l’éventuel futur repreneur du Parti républicain, le sénateur de l’Arizona McCain n’a point cédé un pouce. Il est évidemment resté sourd à leurs récriminations et grognements.

 

Si la victoire de Barack Obama constitue en soi un grand bouleversement sur le plan sociologique [xi] , il n’en reste pas moins vrai que son élection à la tête de son Pays immensément puissant consacre à jamais « Prophète » le Dr Martin Luther King d’heureuse et pieuse mémoire [xii] . Dans son célèbre et mémorable sermon « I Have a Dream », cet Apôtre de la paix, de surcroît un Grand Esprit du vingtième siècle, déclarait que « les états-Unis d’Amérique deviendraient un Pays plus ouvert et plus fraternel, plus juste et plus tolérant lorsque leurs propres ressortissants ne seraient plus jugés et regardés uniquement par la couleur de leur peau mais plutôt par leur humanité, la seule couleur de leur intelligence humaine ». Par conséquent, l’élection de Barack Obama est la traduction matérielle de cette prophétie. Elle fait, sans conteste, entrer le Monde et les états-Unis d’Amérique dans une nouvelle ère civilisatrice [xiii] . Elle les fait entrer en plein vingt et unième siècle, comme l’a également prédit le père idéologique du panafricanisme W.B.E. Du Bois et, de surcroît, mentor et disciple du Grand Africain, le Ghanéen Kwame N’Krumah.

 

Ce gain électoral de Barack Hussein Obama pourrait profondément changer la perception qu’ont réellement les Négro-africains d’eux-mêmes. Cette victoire symbolique d’un de leurs en pleine terre des Amériques va sûrement provoquer un électrochoc sans commune mesure. En effet, ces derniers vont commencer à vraiment croire au Destin et, surtout, à espérer en des lendemains meilleurs. Dans le domaine ethnique et tribal où l’étroitesse d’esprit constitue de nos jours un vrai cancer pour l’unité nationale de nombreux pays africains, il se pourrait que leurs ressortissants vivant dans une mosaïque de Peuples et dans un kaléidoscope de cultures cessent de plus en plus de se regarder en chiens de faïence. Cela pourrait les amener à s’apprécier et s’entraider davantage, sans considération ethnique et tribale. Donc, cette victoire électorale pourrait, à terme, devenir un facteur d’unité et de rassemblement, de collaboration et de coopération. Notamment au Kenya où les Luos, ethnie de l’ouest du pays dont est originaire le père de Barack Obama, se sont dernièrement entretués avec les Kikuyus, ethnie rivale au pouvoir politique depuis l’indépendance nationale en 1963. Si cela en est vraiment ainsi, l’Afrique aurait fait un très grand pas en matière de tolérance et d’ouverture d’esprit.

 

Si elle constitue en soi un grand changement, il n’en demeure pas moins vrai que la victoire électorale symbolique du démocrate Barack Obama aux dépens du républicain John McCain à l’élection présidentielle 2008 était très souhaitée voire même très attendue par le monde entier. À cet égard, son gain réconcilie réellement les états-Unis d’Amérique avec le reste de la Planète. Il importe de souligner que l’image naguère limpide de cette superpuissance est plus que jamais ternie. Celle-ci est très sérieusement écornée par l’étroitesse de vision républicaine fondée idéologiquement sur l’unitarisme politique et diplomatique dans les rapports interétatiques. Cela est d’autant plus vrai que le démocrate Barack Hussein Obama prône plutôt en la matière un monde multipolaire fondé sur le dialogue permanent entre états et Nations en vue d’asseoir à jamais la paix et la justice, de consolider pour de bon la sécurité et la liberté. En cela, il suscite et inspire profondément l’espoir d’un univers pacifique et harmonieux. Il en est effectivement la flamme vivante. Il en incarne la force ou la puissance du rêve.

 

Ce qui est clair voire irréversible, avec le slogan désormais célèbre et fredonné sur toutes les lèvres « Change We Need » [xiv] constituant véritablement le thème mobilisateur de la campagne du démocrate Barack Hussein Obama, les états-Unis d’Amérique en tant que superpuissance planétaire se doivent de changer substantiellement. Ce changement en profondeur que la population appelle de ses vœux, doit, bien sûr, affecter aussi bien les conditions intérieures que les relations internationales. Sur le plan interne, ce Pays se doit nécessairement de combattre avec acharnement et conviction, au nom du principe d’égalité, la pauvreté grandissante et la misère croissante sur sa vaste étendue territoriale et par voie de conséquence éliminer les signes perceptibles ou visibles de tiers-mondisation qui érodent sa stabilité et affectent sa sécurité.

 

À cet égard, tout le monde garde encore fraîchement en mémoire l’Ouragan Katrina dont les désastres et ravages en Alabama, au Mississipi et en Louisiane ont vraiment rapidement démontré la vulnérabilité de ce colosse désormais aux pieds d’argile dans les domaines social (les états-Unis demeurent généralement une vaste terre d’Apartheid, un grand espace où la ségrégation raciale est sans aucun doute légion), économique (la pauvreté criarde et la misère criante en tant que phénomènes d’exclusion ne sont plus le seul apanage des Noirs voire des Hispaniques. Ces trente dernières années, celles-ci se sont effectivement répandues comme une traînée de poudre chez des Blancs). Cette perception légitime d’une superpuissance politique, militaire et économique qui se délite au jour le jour, se renforce également, très nettement, par le fameux pont qui a malheureusement cédé à Minneapolis [état du Minnesota], provoquant ainsi la mort directe de plusieurs dizaines de personnes innocentes. Aussi se renforce-t-elle littéralement par l’incapacité manifeste à imposer coûte que coûte la paix armée suivie de la concorde politique ou civile en Irak et en Afghanistan, ainsi que par la crise financière qui secoue violemment les parquets boursiers de la Planète tout entière et les marchés du crédit immobilier ou hypothécaire.

 

Sur le plan international, il est un fait que les états-Unis d’Amérique ont bâti leur puissance tant politique et diplomatique qu’industrielle et économique, y compris leur suprématie culturelle et militaire sur une notion « subjective » de liberté, d’ailleurs aux contours flous voire discutables. Cette conception leur a permis de devenir progressivement un grand facteur de désordre international et d’injustice mondiale. C’est effectivement au nom de ce concept de liberté visiblement entamé qu’ils ont justifié à tort certaines entorses aux principes de démocratie et de liberté, de justice et de dignité humaine, qu’ils ont couvert de pires atrocités, donc des injustices criantes à travers la Terre.

 

À cet égard, en vue de recouvrer leur prestige, leur crédibilité morale et, par voie de conséquence, accréditer leur leadership planétaire [xv] , il est vraiment grand temps pour les états-Unis d’Amérique d’incorporer inévitablement dans leur vision du Monde libre la notion et le principe d’un Monde plus fraternel et plus égalitaire. Car, la Liberté qui signifie Plénitude de la vie, ne pourrait ou ne saurait nullement se concevoir sans l’égalité et la Fraternité. Cela est d’autant plus vrai qu’une Planète Terre essentiellement fondée sur le fameux triptyque républicain « Liberté - égalité - Fraternité » très cher aux Grands Patriotes et Révolutionnaires américains et français du XVIIIe siècle est, par essence, un univers plus sûr pour la paix (l’harmonie, la concorde et la coopération entre les Peuples et Nations), un espace plus stable pour l’entreprise et les affaires (le développement économique) et, surtout, un monde plus sécuritaire pour la justice (le progrès social au sein des Collectivités publiques et Communautés de base) [xvi] . Un telle Planète s’avère pertinemment et indubitablement le grand rêve du IIIè millénaire ambiant. Dans le cas contraire, c’est le péril tapi dans l’ombre qui guette indéfiniment l’humanité ambiante. Parfois caché devant ou derrière la porte, celui-ci risque davantage de l’emporter violemment. Et ce pour toujours !

 

Change! Yes We Can. Change! Yes We Believe. Change! Yes We Need. Change! Yes We Can Do It.

 

Cet éditorial est dédié aux Américains Abraham Lincoln et Martin Luther King Jr et au Sud-Africain Nelson Mandela qui ont consacré leur vie à lutter avec acharnement et conviction contre les préjugés raciaux, à rassembler l’Humanité autour des idéaux de paix et de liberté, à bâtir un univers fondé sur la tolérance et la dignité humaine.

 

Joël Asher Lévy est journaliste. En qualité d’analyste politique et social, il est auteur et signataire de plusieurs articles, dossiers et reportages sur divers thèmes. Parmi les sujets qu’il a eus à traiter dans le cadre de sa profession et à aborder dans des conférences-débats, il convient de citer les questions de société, la santé, la religion, la démocratie, les libertés publiques et les droits fondamentaux de la personne humaine, la politique, la culture et les arts, la littérature, le sport et l’environnement.

 

Méditation sur la prophétie et l’œuvre humaniste et universelle du pasteur et apôtre de la paix Martin Luther King Jr

 

« Il y aura un jour où sur les collines rouges de Georgie, les enfants des anciens esclaves et les enfants des anciens propriétaires d’esclaves prendront place ensemble à la table de la fraternité ». Marche pacifique à Washington, Discours sur l’égalité des races et la fraternité humaine, I Have A Dream, 1963.

 

Hommage solennel à Martin Luther King Jr par le président des états-Unis d’Amérique, le républicain Ronald Wilson Reagan

 

« Quand je pense à ce que notre Pays doit à l’homme dont nous honorons aujourd’hui la mémoire, un aphorisme attribué au poète américain John Greenleaf Whittier me vient à l’esprit : ‘‘À chaque crise son geste et sa parole’’. En Amérique, au cours des années 1950 et 1960, la discrimination raciale fut l’une des crises les plus importantes auxquelles nous nous sommes trouvés confrontés. L’homme dont le geste et la parole ont bouleversé notre Nation jusqu’aux profondeurs de son Âme fut le pasteur Martin Luther King… »

 

« Le pasteur Martin Luther King a éveillé en nous un sentiment profond et sincère, l’idée selon laquelle la justice doit être aveugle à la couleur de la peau; que les Américains noirs et les Américains blancs peuvent dire les uns des autres, comme il l’a dit lui-même : ‘‘Leur destinée est liée à notre destinée, leur liberté est inextricablement liée à notre liberté; nous ne pouvons progresser tout seuls…’’» 

 

« En 1968, Martin Luther King a été tué par un assassin bestial, sa vie a été tranchée net à l’âge de 39 ans. Mais, ces trente-neuf brèves années ont modifié l’Amérique à jamais. La loi de 1964 sur les Droits civiques a garanti à tous les Américains un droit d’accès égal à tous les lieux publics, le droit de bénéficier, en toute égalité, des programmes financés par des fonds fédéraux ainsi que le droit de postuler et d’obtenir un emploi sur le critère du mérite individuel. La loi de 1965 sur le Droit de vote nous a apporté la certitude que, désormais, les Noirs américains pourraient exercer ce droit. Mais, ce qui importe encore le plus, ce n’était pas là un simple élan du cœur. La conscience de l’Amérique avait été touchée. D’un bout à l’autre du Pays, les Américains ne se considéraient plus mutuellement comme des Blancs et des Noirs, mais comme des Concitoyens…  »

 

« Aujourd’hui, notre Pays a décidé d’honorer la mémoire du pasteur Martin Luther King en consacrant une journée, tous les ans, à son souvenir et au souvenir de la juste cause qu’il a défendue. Nous avons accompli un progrès de portée historique depuis le moment où Rosa Parks a refusé d’aller s’asseoir à l’arrière d’un autobus. En bons démocrates, les Américains ont reconnu qu’ils commettaient une grave injustice et pris des mesures pour y remédier. Et nous devrions nous rappeler que dans un trop grand nombre de pays, des hommes comme le pasteur King n’ont jamais la possibilité de s’exprimer. »

 

« Mais des restes de sectarisme continuent de faire tache sur l’Amérique. Aussi, chaque année, à l’occasion de la journée de Martin Luther King, ne nous contentons pas de nous rappeler l’œuvre qu’il a accomplie, mais prenons l’engagement d’obéir aux préceptes dans lesquels il avait foi et qu’il s’efforçait de respecter chaque jour : ‘‘Tu aimeras ton Dieu de tout ton cœur et tu aimeras ton prochain comme toi-même’’. Et je crois que si nous tous, jeunes et vieux, républicains et démocrates, faisons notre possible pour vivre conformément à ce commandement, nous verrons le jour où le rêve du pasteur King deviendra réalité et où, selon ses propres mots : ‘‘Tous les enfants de Dieu pourront chanter ensemble cet hymne auquel ils donneront une signification nouvelle …Pays où reposent nos pères, orgueil du pèlerin, sur chaque flanc de montagne, que sonne la cloche de la liberté ’’ ». Ronald Wilson Reagan, Président des états-Unis d’Amérique, allocution prononcée lors de la signature de la loi qui établit un jour de fête nationale pour honorer la mémoire du pasteur et prix Nobel de la paix 1964 Martin Luther King Jr, Maison Blanche, Washington, 2 novembre 1983.

 

Ce qu’il faut savoir :

 

Huit mois après la guerre de Sécession opposant le Sud esclavagiste et le Nord abolitionniste, c’est-à-dire le 18 décembre 1865, le Treizième amendement de la Constitution des états-Unis d’Amérique est adopté. Il est ainsi rédigé. Section I : « Ni esclavage ni servitude involontaire, si ce n’est en punition d’un crime dont le coupable aura dûment été convaincu, n’existeront aux états-Unis ni dans aucun des lieux soumis à leur juridiction ». Force est mentionner que huit mois avant l’adoption de ce texte fondamental, une balle tirée par un assassin avait déjà mis fin aux jours de ce mémorable abolitionniste Abraham Lincoln.

 

Quelques dates historiques importantes sur la grande marche des états-Unis d’Amérique vers l’égalité raciale :

 

-          1863 : Le président républicain Abraham Lincoln signe la proclamation de l’émancipation affirmant l’affranchissement de tous les esclaves dans les états rebelles.

 

-          1865 : L’adoption du XIIIe amendement entraîne l’abolition de l’esclavage sur le territoire des états-Unis d’Amérique.

 

-          1905 : William Edward Burghardt (W.E.B.) Du Bois dirige la réunion qui donne le coup d’envoi à une vaste campagne de protestation organisée en faveur de la Communauté noire.

 

-          1909 : Fondation de la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP) par W.E.B. Du Bois, avec l’aide des activistes noirs et l’appui des progressistes blancs.

 

-          1941 : Le président Franklin Delanoe Roosevelt signe le décret qui interdit toute discrimination de la part des fabricants de matériel de guerre sous contrat avec le gouvernement.

 

-          1946 : Le président Harry S. Truman crée la Commission des droits civiques; un an plus tard, celle-ci déclare que « la discrimination raciale est un problème national ».

 

-          1947 : Branch Rickey, patron des Brooklyn Dodgers, l’une des principales équipes professionnelles de base-ball, engage – pour la première fois – un joueur noir, en l’occurrence Jackie Robinson.

 

-          1948 : Le président Truman abolit la ségrégation dans toutes les unités des forces armées.

 

-          1954 : Dans l’arrêt Brown contre Board of Education, la Cour suprême des états-Unis d’Amérique ordonne que les Noirs soient admis dans toutes les écoles publiques sans discrimination, avec « une sage promptitude ». Cette décision renverse la doctrine généralement admise, selon laquelle il suffit que les Noirs soient « séparés mais égaux ». La Cour reconnaît que « des établissements d’enseignement séparés sont intrinsèquement inégaux ».

 

-          1955 : La réussite du boycottage des lignes municipales des transports urbains à Montgomery, dans l’Alabama, permet à Martin Luther King de faire abroger des ordonnances locales enjoignant aux Noirs de s’asseoir à l’arrière des autobus. Il en résulte un succès similaire dans d’autres villes du Sud.

 

-          1957 : Sur l’ordre du président Dwight D. Eisenhower, les troupes armées fédérales font pénétrer neuf élèves noirs dans le Lycée Central de Little Rock (état de l’Arkansas) pour leur permettre d’y suivre les cours. C’est la première fois, depuis les séquelles de la guerre de Sécession, que l’armée est utilisée pour protéger les droits des Noirs dans le Sud.

 

-          1960 : De jeunes Noirs du Comité des étudiants pour l’action non-violente (SNCC) commencent à occuper des restaurants dans tout le Sud du Pays et obtiennent pour les Noirs le droit d’être servis dans les établissements précédemment soumis au principe de la ségrégation.

 

-          1961 : Les « Voyageurs de la liberté », venus du Nord, violent délibérément les règlements qui, dans le Sud, réservent aux Blancs un certain nombre d’installations telles que les fontaines d’eau potable, les restaurants, les toilettes et les salles d’attente dans les stations d’autobus ou les gares. Par ailleurs le président démocrate John Fitzgerald (JFK) Kennedy établit une commission chargée de veiller à l’égalité des chances en matière d’emploi.

 

-          1962 : Plusieurs organisations créées pour la défense des droits civiques des Noirs s’unissent pour enseigner aux Noirs du Mississipi comment se faire inscrire sur les listes électorales. Cet effort est infructueux en raison de l’intransigeance manifeste des autorités qui continuent d’opposer aux Noirs toutes sortes de barrières arbitraires les privant de l’usage de leurs droits depuis plusieurs décennies. Dans la foulée desdits événements, un étudiant noir, James Meredith, s’inscrit sous la protection de l’armée fédérale à l’université du Mississipi jusque-là réservée aux seuls Blancs. Poursuivant dans la même mouvance, le président Kennedy interdit toute discrimination dans les immeubles d’habitation publics, construits avec l’aide de subventions fédérales.

 

-          1963 : Martin Luther King prononce à Washington son fameux sermon sur l’égalité raciale ‘‘I Have A Dream’’ devant 250,000 mille personnes venues de toutes les régions du Pays. Le président Kennedy propose une nouvelle législation, et des plus rigoureuse, en matière de droits civiques. Il envoie des troupes fédérales en Alabama pour obliger les autorités à laisser deux étudiants noirs s’inscrire à l’Université de l’état.

 

-          1964 : Le Congrès des états-Unis d’Amérique adopte la loi sur les Droits civiques qui interdit formellement toute discrimination dans la plupart des lieux publics.

 

-          1965 : La loi sur le Droit de vote autorise les inspecteurs fédéraux à se substituer, en cas de besoin, aux autorités locales pour inscrire des Noirs sur les listes électorales. D’ailleurs, en 1967, plus de la moitié des Noirs bénéficiant du droit de vote se font inscrire sur les listes électorales en Alabama, au Mississipi, en Louisiane, en Georgie et en Carline du Nord, ce qui permet une augmentation du nombre d’élus noirs à l’échelon local.

 

-          1965 – 1968 : Des émeutes éclatent dans les ghettos noirs de Los Angeles, Detroit, Newark et autres grandes villes. La Commission consultative nationale sur les Désordres civiques avertit l’Amérique que les états-Unis d’Amérique sont en train d’évoluer vers une scission en deux sociétés séparées, l’une blanche et l’autre noire. Elle recommande l’adoption des programmes décisifs en matière de logement, de création d’emplois, de formation professionnelle, d’éducation et des conditions de vie.

 

-          1967 : Le président démocrate Lyndon Baines Johnson déclare la guerre à la pauvreté; il s’agit d’une série de programmes concernant la formation professionnelle, le logement, l’éducation, la santé et nombre d’avantages sociaux pour les déshérités.

 

-          1968 : Martin Luther King est assassiné. La Cour suprême des états-Unis d’Amérique interdit toute discrimination dans la vente ou la location de logements.

 

-          1970 : Le président Richard Nixon crée un bureau en vue d’encourager le développement des entreprises parmi les minorités (Office of Minority Business Enterprise), lequel est chargé d’aider les Noirs à réussir dans les affaires.

 

-          1971 : La Cour suprême des états-Unis d’Amérique juge conforme les dispositions prises pour transférer et transporter les élèves dans des écoles situées en dehors de leur quartier, et ce pour en finir avec la ségrégation scolaire dans les grandes villes.

 

-          1972 : La loi sur l’Emploi et l’égalité des Chances encourage l’embauche préférentielle et la promotion des femmes et des membres des minorités ethniques.

 

-          1974 : La Municipalité de Detroit adopte un programme permettant aux Noirs de s’affirmer, en se faisant recruter dans la police locale, afin que la composition des forces de l’ordre soit plus équilibrée.

 

-          1978 : Le président Jimmy Carter promulgue la loi disposant que toutes les minorités désignées doivent être représentées dans chaque catégorie et chaque échelon de la fonction publique en proportion de leur importance dans la population totale.

 

-          1982 : La loi sur le Droit de vote est promulguée par le président Reagan.

 

-          1983 : Le président Ronald Reagan signe la loi décrétant l’anniversaire de Martin Luther King Jr « jour de fête nationale ». Seuls les présidents George Washington et Abraham Lincoln avaient reçu un tel hommage solennel.

 

-          1984 : Le pasteur baptiste Jesse Louis Jackson connaît un bon parcours dans la course à la candidature présidentielle au sein du Parti démocrate (primaires et caucus).

 

-          2000 : Le général en retraite Colin Powell qui a déjà la particularité d’être le premier africain-américain à assumer les charges du chef d’état-major interarmes du Pays, devient le premier secrétaire d’état noir de l’histoire des états-Unis d’Amérique sous l’administration de George Walker Bush.

 

-          2004 : Mme Condoleezza Rice du Conseil national de sécurité succède à M. Colin Powell au poste de secrétaire d’état et, par conséquent, devient la première femme noire à occuper ce maroquin.

 

-          2008 : L’Africain-américain Barack Hussein Obama, sénateur de l’Illinois, est élu 44e président des états-Unis d’Amérique.



[i] Barack qui dérive de l’hébreu ou de l’arabe ‘‘Baraka’’, signifie béni par l’éternel. Obama, patronyme du père biologique du président élu des états-Unis d’Amérique, signifie en langue luo (ethnie de l’ouest du Kenya, localité de Kogeli, dans le village de Kisumu, région proche du lac Victoria), flèche enflammée ou lance qui crache le feu.

[ii] Cette victoire historique intervient à l’aube du 143e anniversaire de l’abolition de l’esclavage par le XIIIe amendement, au quarante-troisième anniversaire de l’adoption de la loi sur les Droits civiques et au quarantième anniversaire du lâche assassinat du prix Nobel de la paix Martin Luther King Jr à Memphis (Tennessee).

[iii] William Edward Burghardt Du Bois est né en 1868. Donc, il voit le jour juste après la guerre de Sécession opposant le Sud agricole et libre-échangiste au Nord protectionniste en voie d’industrialisation. Il voit également le jour juste après l’abolition de l’esclavage par le Républicain Abraham Lincoln. Auteur-écrivain célèbre, il est considéré par des spécialistes de la littérature africaine-américaine, au même titre que Langston Hughes, comme l’un des plus influents de la Négritude. Inspiré par le panafricanisme revendicateur de la dignité des Peuples noirs ayant marqué les luttes sociopolitiques négro-africaines de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle, il émigre au Ghana fraîchement indépendant et débarrassé de la colonisation britannique. Celui-ci y est effectivement l’hôte de l’illustre Kwame N’Krumah, père de l’indépendance, fondateur de la Nation et héraut du Panafricanisme libérateur ou émancipateur. C’est dans ce pays d’Afrique de l’Ouest qu’il termine ses jours en 1963 à près de 95 ans. Parmi ses ouvrages les plus reconnus, il y a lieu de citer « Les Âmes du Peuple noir ». Ce livre paru en 1903 a été réédité à plusieurs reprises. C’est en 2004 que ce classique parmi les classiques est traduit en français.

[iv] Lors de l’élection présidentielle de 1984 opposant le président sortant, le républicain Ronald Wilson Reagan à Walter Mondale, le malheureux candidat démocrate avait choisi comme colistière une femme : Geraldine Ferraro. En 2000, l’ultra-conservateur et pasteur républicain Pat Buchanan avait choisi comme colistière une femme noire, une Africaine-américaine.

[v] Le taux de participation populaire est estimé à 64,1% des électeurs inscrits sur les listes. Il faut remonter en 1908 pour voir un tel taux et dont la présidentielle a atteint un taux record de 65,1 %. En effet, 136 millions d’Américains ont exercé leur droit de vote dont 30 millions par anticipation.

[vi] Le sénateur Barack Hussein Obama est crédité de 364 grands électeurs tandis que son concurrent John McCain en a remporté 163 [Lorsque la première mouture de cet éditorial est pondue et même diffusée sur l’Internet, 11 grands électeurs de l’état du Missouri n’étaient pas encore attribués par les autorités de la commission électorale]. Ce score se situe au-delà de ce que le non moins populaire William Jefferson (Bill) Clinton a réalisé en 1992 (325 grands électeurs). Ce grand succès personnel est en soi un plébiscite dans la mesure où il enlève 28 états parmi les lesquels les états clés de la Virginie et de la Caroline du Nord, les états pivots de la Pennsylvanie , de la Floride et l’état baromètre de l’Ohio. En termes de suffrages populaires, il rafle plus de 60 millions de voix. En obtenant 52 % des voix contre 47 % à McCain, Obama égale le record du démocrate James Earl (Jimmy) Carter en 1976 aux dépens du républicain Gerald Ford. Pour la première depuis cette élection, le président des états-Unis d’Amérique est élu à la majorité absolue du corps électoral.

[vii] Les indécis, tout comme les indépendants, ont préféré le sénateur de l’Illinois Barack Hussein Obama au sénateur de l’Arizona John McCain dans de très fortes proportions.

[viii] Avant de mettre le cap sur la joute présidentielle, le vétéran du Vietnam John McCain a dévoilé à la presse et au public un bulletin de santé satisfaisant.

[ix] Avant de se lancer dans la joute électorale présidentielle contre le sénateur de l’Illinois Barack Obama, le sénateur de l’Arizona John McCain a dévoilé au public un bilan de santé satisfaisant.

[x] Jo Biden est sénateur du Delaware.

[xi] C’est la première fois qu’un homme de couleur, a fortiori un Noir, plutôt un Mulâtre ou Métis, accède à la Maison Blanche.

 

[xii] Le Révérend Pasteur Jesse Louis Jackson et M. Andrew (Andy) Young, ancien maire d’Atlanta (Georgie) et également ancien ambassadeur des états-Unis d’Amérique à l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York, ont tous deux versé des larmes de bonheur chaudes. Ces deux personnalités furent disciples du célèbre Apôtre de la paix et Initiateur du mouvement pacifique en faveur des droits civiques. Il fut lâchement assassiné devant leurs yeux à Atlanta en 1968.

[xiii] C’est, en réalité, à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix que la civilisation humaine actuelle dominée depuis plus deux mille ans par l’ère du Poisson a nettement pris le virage astronomique de l’ère du Verseau d’ailleurs fondée sur un accroissement de la connaissance transcendantale, un approfondissement de la spiritualité et du mysticisme et un grand épanouissement de la conscience terrestre. Le millénaire présent affecté par l’apport de cette ère spirituelle et mystique sera profondément marqué par des influences émanant directement de la planète Jupiter. Au cours de cette nouvelle ère, l’être humain fera la rencontre d’autres civilisations extraterrestres et également extra-planétaires dans la mesure où certaines sont situées en dehors de notre système solaire. Cette rencontre opportune va changer énormément la manière que l’espèce humaine a de concevoir la Vie et la civilisation, la Nature et l’Humanité, de percevoir le temps, l’espace. Déjà, des entités supérieures qui doivent influencer tous azimuts cette ère, ont commencé à s’incarner dans la race humaine, notamment en Asie.

[xiv] Nous avons besoin du changement.

[xv] Le leadership planétaire ne signifie pas le fait de conquérir la Planète entière et de s’adjuger (confisquer) toutes ses ressources pour son propre développement et au détriment de toutes les autres Nations. C’est le fait d’unir l’HUmanité, de rassembler les Peuples de la Terre autour des idéaux communs de paix et de sécurité, de concorde et d’harmonie, de liberté et de démocratie, de justice et de dignité, de développement économique et de progrès social.

[xvi] Le président élu Barack Hussein Obama aura bien du pain sur la planche. Il devra redonner confiance aux Américains dont le moral est entamé. Il devra rassembler tous ses Concitoyens dont le pays reste profondément divisé sur les plans socio-économique et racial. Il devra restaurer l’économie d’ailleurs mise à mal par un fort taux de chômage ayant dépassé le seuil psychologique de 6,1 % et une baisse drastique de la consommation par des ménages étranglés par le poids de la dette. Il devra nécessairement redonner du lustre à une économie amoindrie et prisonnière des dépenses publiques vertigineuses et des déficits publics records se situant bien au-delà de 4 % du PIB. Il devra rassembler les Américains dont les clivages idéologiques se sont encore creusés. Ces derniers se sont sérieusement aggravés et accrus davantage, notamment en raison de la guerre injustifiée d’Irak et de l’incapacité réelle des états-Unis d’Amérique à imposer la paix et la sécurité dans le monde entier, entre autres au Proche-Orient (le conflit israélo-palestinien) et au Moyen-Orient (la question nucléaire iranienne, la guerre au terrorisme en Afghanistan et la déstabilisation cauchemardesque du Pakistan). Ces deux régions géopolitiques et géostratégiques de la planète sont constamment en pleine ébullition. Il devra restaurer les infrastructures nationales devenues vétustes et par conséquent inadaptées aux impératifs qu’exige la modernité. Il devra également assurer la couverture sociale à une majorité de ses Compatriotes malheureusement exclus d’un système socio-économique devenu littéralement producteur artificiel et industriel de la pauvreté et de la misère. Sur les questions internationales, il devra restaurer la confiance planétaire, donc dissiper la méfiance à l’égard des états-Unis d’Amérique et surtout apaiser les tensions et réduire autant que faire se peut les fractures qui résultent, bien entendu, de l’ère Bush. Il devra totalement donner aux états-Unis d’Amérique un visage non seulement plus humain mais également plus humaniste en éradiquant la pauvreté et la misère comme statut économique et condition sociale.


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